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Lawrence au plus haut !

En janvier dernier, les résultats du test d’admission pour l’entrée à l’Université des Philippines (UCPAT) ont été publiés. Sur 100 000 étudiants diplômés qui ont tenté le concours d’entrée, seulement 12 000 ont été retenus. Virlanie a été très fière d’apprendre qu’un des 12 000 adolescents retenus faisait partie du programme familial. Il s’agit de Lawrence Baslote, un étudiant en 2nde au lycée national de Tondo, qui est un bénéficiaire de Virlanie depuis 2003. A ce moment, Emma Solasco, l’assistante sociale, qui était en charge de son cas a détecté son potentiel et a remarqué qu’il était un étudiant courageux ayant besoin d’une aide scolaire de la part de la Fondation. Il a été major de promotion de son groupe après son année de terminale en 2007.

Lawrence est très doué en mathématiques, particulièrement en trigonométrie et fait parti des 10 meilleurs étudiants de son groupe. Il trouve cela très intéressant de jouer avec les chiffres et de chercher des solutions pour les problèmes mathématiques. Lorsqu’il est fatigué de résoudre des problèmes, il peut faire une blague à son professeur en lui disant : « Monsieur, je pense qu’il y a quelque chose de faux avec ce problème », ce qui fait rire la classe. Malgré qu’il soit fils unique, les revenus de son père, qui travaille comme portier au port de Manille, ne permettent pas de couvrir tout leurs besoins. Sa mère travaille à temps plein comme femme de maison et a été désignée comme représentant communautaire, en raison de son ardeur, pour assister Virlanie dans l’implantation des projets scolaires, collecter les cartes des parrains et coordonner les projets avec l’équipe du parrainage. Lawrence est très reconnaissant vis-à-vis de la Fondation d’avoir pu devenir un enfant parrainé. Avant cela, il se considérait comme un garçon très solitaire. Il restait juste tout seul au coin de la rue à regarder la télévision. Il rentrait directement chez lui après l’école. Il était très timide. Mais grâce à Virlanie, il a désormais plus d’amis au sein de sa communauté du fait qu’il participe à des tutorats pour les autres enfants parrainés. Il joue aussi au basket-ball avec ses camarades de classe et les jeunes vivant au sein de la même communauté, surtout à Tondo pendant le week end pour maintenir les liens.

Lawrence est déterminé à devenir un jour un ingénieur civil ou mécanique. Quand on lui demande pourquoi, il répond : « Je veux devenir ingénieur car c’est un métier très recherché ici et à l’étranger. Je n’aurais pas de grandes difficultés à trouver un emploi. De plus, c’est très bien rémunéré, ce qui m’aiderait moi ainsi que ma famille. J’aimerais aussi travailler à l’étranger. J’ai pour but de construire une maison pour permettre à ma famille d’être heureuse et de vivre en paix ». Ses parents étaient si heureux et si fiers dès lors qu’ils ont appris que leur fils avait eu son UPCAT. Dans l’ensemble de la communauté, Lawrence est le seul à rentrer à l’Université des Philippines.

Aux étudiants qui rêvent de réaliser ce que Lawrence a pu faire, sa solution est que chacun doit être travailleur dans ses études. Ne jamais perdre espoir et toujours croire en Dieu.

Lawrence effectue en ce moment son premier semestre à UP Los Baños. Bonne chance pour tes études Lawrence.

Vous souhaitez aider d’autres étudiants comme Lawrence ?

Contacter Dana ou Pianine à l’adresse mail : sponsorshipirlanie.org

 

Ne jamais perdre espoir- Par Princess Lagao

Prête à rentrer à l’université, un nouveau chapitre dans l’histoire de ma vie s’ouvre. Je veux réellement me battre pour réaliser mon rêve qui est de devenir professeur de musique. Je souhaite également venir en aide aux enfants qui comme moi  ont traversé tant de difficultés dans leur vie.

Je viens tout juste de terminer mon enseignement secondaire grâce à Virlanie. En même temps que le lycée, j’ai assisté pendant plusieurs années aux cours de soutien organisés par le Centre d’Apprentissage et de Développement Magellan de Virlanie. J’ai également eu l’opportunité de participer à de nombreuses activités organisées par le Centre Sibuhi telles que la musique, le sport ou encore l’art. Je suis très fière de faire partie de la chorale de Virlanie car j’aime vraiment beaucoup la musique. Je joue également du piano et de la musique. J’aime faire du taekwondo car cela me permet de me défouler. J’essaie d’être la plus performante possible. (Princess a obtenu la ceinture noire à l’âge de 15 ans). Je suis reconnaissante envers tous ceux qui m’ont aidé à avoir confiance en moi pour pouvoir terminer mon secondaire et ainsi être maître de mon futur.

Princess est âgée de 21 ans. Elle a rejoint la Fondation Virlanie alors qu’elle avait 9 ans. Elle a passé sa première année au Drop In Center et vit désormais à Gabay Buhay.

Quand j’étais bébé, ma grand-mère m’a confié à une Fondation Scandinave dont la mission était de prendre soin des bébés qui soit n’avaient pas de mère ou soit dont les parents ne pouvaient pas s’n occuper.

J’ai vécu là-bas pendant 8 ans avant que des parents adoptifs viennent me chercher. J’étais très heureuse d’avoir enfin une famille qui allait s’occuper de moi et m’aimer. Cependant, j’ai été fortement déçue – j’ai vécu des choses qui ne m’étaient jamais arrivées auparavant dans ma vie. J’ai été frappée, je me suis brûlé intentionnellement des parties de mon corps. Je me demandais continuellement pourquoi ils me faisaient subir de telles choses. Je n’ai perdu espoir de pouvoir rencontrer quelqu’un avec qui je pourrais parler et qui me comprendrait.

Je me suis échappée de la maison pour en finir avec cette situation insupportable. Je suis partie aussi loin que je le pouvais pour ne jamais les revoir et ne plus jamais être battue. J’avais cette vie jusqu’au moment où j’ai eu la chance de rencontrer une personne âgée, alors que je me rendais dans une petite boulangerie, qui vivait là et m’a pris en charge. Je n’avais pas encore 9 ans.

C’est une bonne chose que Dieu ait entendu mes prières et m’ait permis d’en finir avec cette vie misérable.

Mais quelques mois plus tard, la personne âgée m’a amené au Reception and Action Center (un centre de détention pour mineurs situé à Manille). Puis, j’ai été remarqué par Dominique Lemay, le président et fondateur de la Fondation, qui m’a ramené au sein de la Fondation, ma maison depuis ce temps-là.

Evidemment, je suis très proche de nos parents de substitution à Gabay – je les considère comme mes propres parents et l’assistante sociale comme ma sœur. Quand je rencontre des enfants avec des problèmes, je leur conseille de ne jamais abandonner et de surmonter leurs difficultés avec force. Il est très important de ne jamais perdre espoir.

-Princess Lagao-

Dans la semaine qui a suivi le moment où Princess a écrit son histoire, elle a été reçue à l’Université Scolastica pour étudier la musique, université considérée comme l’une des plus prestigieuses des Philippines.

 

Oser pour réussir – par DanDan Lemay

J’étais un petit garçon et je me suis perdu en rentrant chez moi. Je ne connaissais pas mon identité et les coordonnées de ma famille à cause de mon jeune âge et de mon problème d’élocution. J’étais mort de peur et n’avais nulle part où aller. La fondation Virlanie m’a sauvé des conditions de vie du Reception and Action Center (RAC) de Manille et depuis ce jour, ma vie a changé. 

On m’a donné une chance et j’ai commencé à recoller les pièces cassées de ma vie. Ce ne fut pas facile à cause de mes difficultés d’audition et de communication. Les gens me comprenaient mal et du coup interprétaient mes propos. Les autres enfants de mon âge se moquaient de moi, pire, me rejetaient. Parfois, je me repliais sur moi-même et je criais très fort. Je voulais abandonner et perdre espoir. Il y a des fois où je me sentais triste et seul, parce qu’après 15 ans, je n’avais pas retrouvé ma famille biologique.

Malgré ces réalités, j’ai choisi de ne pas plier devant l’adversité et aller de l’avant dans ma vie. Je n’ai pas cessé d’étudier et j’ai terminé mon cursus scolaire de deux ans : Associate in Computer Technology (Cursus dans le domaine de l'informatique) à l’Université d’Adamson de Manille. J’ai été capable de passer mon diplôme et de le réussir le 6 avril 2009.

Je me souviens des privations que me demandaient les devoirs que j’avais à rendre en classe. Pendant les classes en laboratoires, je commençais à trembler parce que la programmation d’un ordinateur était un sujet très compliqué pour moi. Les autres sujets étaient tout aussi durs. Pendant les examens, je révisais jusqu’à 2h50 du matin. J’ai du abandonner toutes les activités à l’extérieur que me proposais la Fondation et auxquelles je participais généralement. Je n’ai pas assisté aux activités auxquelles j’avais l’habitude de participer pendant les premiers temps à la Fondation.

Quoi qu’il en soit, j’ai compris que ce qui est essentiel maintenant c’est mon avenir . Je le prépare en relativisant, en ayant un objectif et de la discipline. J’aurais pu choisir de m’apitoyer sur mon sort, mais à travers les personnes qui m’ont aidé à passer ces épreuves, je suis maintenant une meilleure personne.

Ils ont été ceux qui ont pris soin de moi, m’ont accepté et aimé pour ce que je suis. Ils sont comme des murs épais et indestructibles pour moi sur lesquels je peux compter et m’appuyer pour arriver à gravir des sommets. Je suis, par conséquent, reconnaissant envers Dieu qu’ils soient venus à moi.

Je projette de trouver un bon travail et poursuivre un cursus de 4 ans en Technologie de l’Information. Le chemin pour réaliser mes rêves et mes buts dans la vie est semé d’embûches, mais je sais déjà que je suis en bonne voie.

Ne jugez pas votre entourage sur l’apparence physique et intellectuelle, je crois que le succès vient de l’intérieur. Ce n’est pas ce que vous êtes qui compte mais ce que vous êtes capables de devenir.
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